Aucun arbitrage n’a été présenté durant le troisième groupe national captages (GNC) sur la définition des captages sensibles qui s’est tenu le 23 septembre après-midi. Mais, plusieurs points auxquels semblent tenir les services des ministères de la Transition écologique, de la Santé et de l’Agriculture apparaissent, tient Agra Presse de plusieurs sources concordantes.
Les services des ministères persistent à vouloir confier la responsabilité de classer un captage comme « sensible » aux personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau (PRPDE), alors que différentes parties prenantes (ONG, syndicats agricoles) préféreraient que la responsabilité revienne aux préfets, ou en tout cas à l’Etat. Ils tiennent toujours à ce que le seuil définissant les points de prélèvement sensibles soit fixé à 80 % des normes de qualité d’eau, malgré l’opposition de la FNSEA. Un point de dissension existe quant aux pesticides interdits, que les ministères souhaitent intégrer aux paramètres de qualité de l’eau tandis que la FNSEA souhaite retirer ce paramètre.
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Le prochain GNC est prévu en novembre avec, très certainement, un gros travail sur le guide méthodologique qui pourrait distinguer les types d’actions à mettre en place en fonction de l’état de dégradation de l’eau. « À mon avis, dans le guide, il y aura une sorte de catégorisation des captages sensibles selon leur niveau de pollution, et en fonction de ça, j’imagine qu’il y aura des outils à privilégier dans les différentes situations. En sachant que les outils les plus contraignants seraient mobilisés dans les cas les plus proches de dépasser les seuils de qualité pour l’eau potable », suppose Anna Cohen Boulakia Nabeiro, chef de projet Agriculture et Alimentation à FNE.