La fédération d’associations France nature environnement (FNE) s’inquiète de la tournure prise par les discussions au sein du Conseil supérieur d’orientation (CSO) pour définir les critères d’éco-conditionnalité des aides agricoles. « Au moment où ce travail est en voie d’achèvement, FNE constate que, pour l’agriculture française, respecter l’environnement risque de se résumer à peu de choses : ne pas brûler les pailles et posséder un compteur de débit sur les canons et rampes d’irrigation... ». FNE estime qu’il ne serait « pas exorbitant » que les aides européennes soient accordées à des agriculteurs : qui consacrent au moins 7% de leurs surfaces à des espaces non cultivés (haies, bosquets, ou prairies naturelles) ; qui protègent les cours d’eau par une bordure d’herbe d’une largeur d’au moins de 10 mètres ; qui luttent contre l’érosion des sols ; qui limitent l’utilisation de pesticides par une diversification raisonnable de leurs cultures ; et qui prennent un minimum de précaution dans leur utilisation des pesticides et des engrais.
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La réforme de la Pac adoptée en juin à Luxembourg prévoit de soumettre la délivrance des aides au respect de bonnes conditions agricoles et environnementales.