Le projet d’école agricole d’Audrey Bourolleau a obtenu, cet automne, le soutien du conseil régional d’Île-de-France, qui a prévu de lui accorder une subvention et de signer avec elle un partenariat.
Le conseil régional d’Île-de-France s’est engagé cet automne à soutenir le projet d’école agricole porté par l’ex-conseillère d’Emmanuel Macron Audrey Bourolleau, et financé notamment par l’entrepreneur Xavier Niel. Le 18 novembre, la commission permanente du conseil régional a adopté une délibération permettant à sa présidente Valérie Pécresse de signer une convention de partenariat avec l’Ecole-Ferme de la Boissière, renommée depuis Hectar. Critiqué par la Fédération nationale bovine (FNB) et la Confédération paysanne, le projet vise à créer « le plus grand campus agricole du monde », selon Capital, au domaine de la Boissière (600 hectares, dont 250 de cultures).
Dans cette convention, les deux parties s’engagent à un soutien mutuel en termes de communication sur les thèmes de « l’emploi et de l’insertion », ainsi que de « l’innovation agricole et de la transition agroécologique ». La délibération prévoit également une subvention de 200 000 euros au titre des actions de formation. « C’est une réponse à ces publics, jeunes ou en reconversion, éloignés de l’emploi, aux besoins de main-d’œuvre et de renouvellement des générations du secteur agricole », assume Alexandra Dublanche, vice-présidente à l’Agriculture, interrogée par Agra Presse le 2 mars. Face aux critiques du syndicalisme agricole, l’élue met en avant que cette subvention ne provient pas du budget agricole, qui par ailleurs « a triplé » depuis l’arrivée de Valérie Pécresse en 2015 : « L’un n’empêche pas l’autre. »
Futur pionnier de l’ABC
Le document de partenariat de la Région apporte également des précisions sur le projet d’Audrey Bourolleau. L’école de formation vise à la fois des publics en réinsertion, et des entrepreneurs : « Les formations qui seront proposées ou accompagnées sur le site permettront aux participants d’acquérir le bagage nécessaire à l’aventure entrepreneuriale agricole et d’accompagner le changement des pratiques agricoles. Il s’agira, d’autre part, de proposer une offre à destination des publics en insertion. » La Région précise aussi que le site devrait accueillir des start-up et des visites de publics scolaires.
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Par ailleurs, cette exploitation, dont la cession en 2019 avait été intermédiée par la Safer, « a l’ambition d’être un pilote pour la mise en place d’un système polyculture-élevage en agriculture biologique de conservation (ABC). » Rappelons que le réseau ABC est lui-même naissant, soutenu notamment par Fermes d’avenir (groupe SOS).
Côté élevage, le document confirme qu’il s’agit d’une création d’atelier. Notons d’ailleurs que la commune de Lévis-Saint-Nom se réjouissait récemment sur son site du retour des vaches sur la ferme. Elles avaient, paraît-il, disparu depuis les années quatre-vingt.