L’association européenne des bioplastiques (EUBP) fait part, dans un communiqué publié le 18 mars, de son inquiétude concernant le rapport intitulé « L’emballage plastique dans l’économie circulaire » publié le 11 mars par le Conseil consultatif scientifique des académies européennes (EASAC), qui « risque d’anéantir tout espoir que la Commission européenne s’appuie sur des rapports scientifiques plus approfondis lors de l’élaboration de son cadre politique pour les plastiques d’origine biologique, biodégradables et compostables » (1). Dans son document, l’EASAC doute que les bioplastiques soient meilleurs pour l’environnement et s’interroge ainsi sur la façon dont les plastiques biodégradables se dégradent « rapidement » et « bien », tout en affirmant que la biodégradabilité et la durabilité sont des propriétés qui ne peuvent pas coexister, ce qui fait du plastique biodégradable une cible inatteignable. Le discrédit jeté sur les bioplastiques par l’EASAC est pour François de Bie, président de l’EUBP, une façon « de rejeter à la hâte toute tentative de résoudre les gigantesques problèmes environnementaux causés par les plastiques d’origine fossile ». Selon ce dernier, « le rapport constitue une occasion manquée d’évaluer de manière significative le rôle des plastiques d’origine biologique ainsi que des plastiques biodégradables et compostables dans une économie circulaire durable ».
Pour prouver le bien-fondé des bioplastiques, François de Bie s’appuie sur une récente étude menée par l’Université de Wageningen (Pays-Bas), qui montre que les produits plastiques dégradables et compostables certifiés EN 13432 tels que les sacs de collecte de déchets organiques, les pots de plantes, les sachets de thé ou les capsules de café se sont tous décomposés en 22 jours maximum.
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Pour l’EUBP, le rapport mené par l’EASAC « décourage toutes les innovations qui apparaissent dans le secteur industriel actuellement dominé par les plastiques d’origine fossile ».
(1) Voir n° 3733 du 16/03/2020