Objectifs non atteints, diffusion des résultats « déficiente », manque d’essaimage des réseaux Dephy, ou encore « complexité inutile » de la gestion : dans un rapport dévoilé le 23 mars par France Nature environnement (FNE), le CGEDD (ministère de la Transition écologique), le CGAAER (ministère de l’Agriculture) et l’Inspection générale des finances dressent une nouvelle fois un bilan sévère du plan Écophyto. Dans ce rapport remis en mars 2021, avant d’être « enterré » par le ministère de l’Agriculture selon FNE, les constats « reprennent ceux de la Cour des comptes » publiés en janvier 2020. Principale nouveauté apportée par les inspections : le chiffrage de la totalité des financements dédiés à Écophyto, qui s’élèveraient à 643 millions d’euros (M€). Une enveloppe qui comprend notamment les 40 M€ de redevance pour pollution diffuse (RPD), mais également 188 millions d’euros supplémentaires des Agences de l’eau, ainsi que 173 M€ d’aides du second pilier de la Pac. Pour réduire efficacement les utilisations de pesticides, les auteurs recommandent de raffermir les objectifs du plan, de rehausser la fiscalité « incitative » en fixant la RPD au niveau des produits pétroliers, ou encore de revoir la conditionnalité des aides Pac. Autre piste : miser sur les labels. « Si 25 % de la SAU passait du conventionnel à l’agriculture biologique, près de la moitié de l’objectif d’une réduction de 50 % des pesticides serait atteinte », estiment les auteurs.
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