La proposition de loi (PPL) d’expérimentation visant à rendre obligatoire l’éducation à l’alimentation dans les établissements scolaires a été adoptée, à l’unanimité, en commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale le 28 janvier. Le texte, déposé le 18 novembre par la députée Olivia Grégoire (macroniste), prévoit une expérimentation de trois ans dans les établissements scolaires volontaires, de la primaire au lycée. La PPL entend répondre à une crise sanitaire, sociale et territoriale « majeure ». En France, 4 % des enfants et adolescents de 6 à 17 ans sont en situation d’obésité, et 17 % en surpoids, selon la Haute Autorité de santé (HAS). L’obésité est, par ailleurs, presque quatre fois plus fréquente chez les personnes défavorisées. Or, les conséquences sanitaires sont « majeures » (diabète, pathologies cardiovasculaires, troubles métaboliques etc.), avec un coût estimé de 125 milliards d’euros par an pour les finances publiques.
Si le constat est partagé par l’ensemble des députés, plusieurs réserves ont été exprimées lors de l’examen du texte. Maxime Michelet (ciottiste), Lionel Duparay (DR) et Roger Chudeau (RN) ont notamment évoqué le risque de « déresponsabilisation » des parents. D’autres critiques ont porté sur le financement du dispositif. Marie Mesmeur (LFI), Pierrick Courbon (PS), Boris Tavernier (écologiste) et Soumya Bourouaha (communiste) ont exprimé leur inquiétude quant à l’ouverture du fonds d’action aux entreprises et aux particuliers, redoutant « un cheval de Troie » pour des intérêts privés. En réponse, Mme Grégoire a assuré que le fonds sera « piloté intégralement par l’État », précisant que les donateurs ne pourront pas revendiquer de financements ».
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JJ