Abonné

Élargissement : les agriculteurs ukrainiens plaident pour une transition de dix ans

- - 2 min

Dans le cadre d’un événement organisé le 4 mars à Bruxelles, une coalition d’organisations agricoles ukrainiennes (lait, porc, volaille, sucre) autour du Conseil ukrainien de l’Agriculture (UAC) et entreprises agricoles ukrainiennes (UCAB) a dévoilé une position commune sur les conditions de l’intégration européenne pour le secteur agricole ukrainien. Ces associations considèrent qu’une période de transition d’au moins dix ans à la date d’adhésion officielle à l’UE est nécessaire pour que l’Ukraine puisse harmoniser sa législation avec celle de l’UE. Sont notamment visées : les règles en matière de produits phytosanitaires et d’additifs, l’application des exigences environnementales ou encore la réglementation sur l’utilisation des engrais. Elles précisent, par ailleurs, que l’accès des agriculteurs ukrainiens à la Pac devrait se faire dès le début de cette période de transition avec la possibilité d’augmentations progressives des paiements et sans appliquer de plafonnement des aides directes afin de compenser les coûts supplémentaires. À la fin de cette période de dix ans, le niveau de soutien devrait, selon les organisations ukrainiennes, être aligné sur celui accordé aux agriculteurs des États membres de l’UE.

Lire aussi : UE/Ukraine : Kiev souligne ses difficultés à mettre en œuvre l’accord révisé

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Des demandes que dénonce la Confédération européenne des producteurs de maïs (CEPM). Dans un communiqué publié le 8 mars, le président du CEPM, le Français Franck Laborde souligne qu’une période de transition de dix ans entrerait « en contradiction avec le calendrier fixé dans l’Accord d’association UE – Ukraine, qui prévoit une harmonisation réglementaire d’ici 2028 ». Et d’ajouter que cela « n’est pas soutenable pour la compétitivité des producteurs européens » de maïs. Intervenant lors de l’événement, Luc Vernet, secrétaire général du think tank Farm Europe, estime que le processus de l’adhésion de l’Ukraine « nécessite une supervision politique et une réflexion stratégique fondée sur une analyse solide » et qu’il ne doit pas être simplement un processus technocratique et administratif.