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Élections aux chambres : FRSEA et JA d’Île de France insistent sur la proximité

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À trois mois et demi des élections aux chambres d’agriculture, la FRSEA et les JA d’Île de France ont affirmé, le 28 septembre à l’issue d’un séminaire de lancement de sa campagne, le caractère « indispensable » de la proximité des chambres avec les agriculteurs franciliens. Un des points importants de leur projet stratégique est de fournir « des services renforcés » pour l’accompagnement des exploitants au quotidien sur le plan technique et environnemental.

« Les syndicats ont comme mission de rendre des services et non pas seulement de faire de la représentation. Cette mission auprès des particuliers (des agriculteurs en l’occurrence) est très importante", a indiqué Damien Greffin, président de la FRSEA d’Ile-de-France, lors d’un point presse. Malgré la fusion des trois chambres franciliennes en une seule – la chambre de la région Île de France – depuis le 1er janvier 2018, les antennes départementales garderont des collaborateurs pour qu’ils soient proches des agriculteurs.

« La proximité est le moteur de notre projet »

Certains de ces salariés de la chambre, rassemblés à Paris depuis la fusion, seront mis à la disposition du terrain, a précisé Christophe Hillairet, président de la chambre de région. « La proximité est le moteur de notre projet. Sans cela, nous ne serons pas entendus », a souligné Frédéric Arnoult, président des JA d’île de France. Pour garantir le sérieux des élus, la FRSEA et les JA ont élaboré une charte dans laquelle ces derniers s’engagent à être assidus aux réunions de commission. « Nous ne voulons pas que les listes ne soient que des noms », a commenté Frédéric Arnoult.

La FRSEA et les JA comptent être présents auprès de tous les types d’agriculture : le conventionnel, le bio, l’agriculture diversifiée. « Nous attachons aussi de l’importance à l’élevage en Île de France », a indiqué Damien Greffin. « À travers les céréales, nous avons la chance d’avoir une diversité de systèmes agricoles », a complété Guillaume Lefort, vice-président de la FDSEA de Seine-et-Marne.

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Les deux syndicats ont défini cinq axes pour leur projet stratégique: « Promouvoir les outils d’une agriculture économiquement viable, quels que soient les systèmes de production » ; « oeuvrer pour des services renforcés » ; « peser politiquement à tous les échelons » ; « promouvoir le métier d’agriculteur et le renouvellement des générations » et « reconnecter la société et ses agriculteurs ».

CR d’Île de France : les chambres devraient plus faire le lien avec l’administration

La Coordination rurale (CR) d’Île de France met l’accent quant à elle sur la nécessité d’avoir des structures administratives plus proches des réalités du terrain et plus compréhensives. « Nous sommes en colère contre l’administration. On nous oblige à implanter un couvert végétal avant l’hiver. Très bien. Or, ce n’est pas réalisable en ce moment en raison de la sécheresse. Il faut introduire de la souplesse dans la réglementation », estime Agnès Henry, membre du bureau de la CR d’Île de France et agricultrice en polyculture (céréales, y compris avoine, colza, betterave, pois, luzerne), près de Provins (Seine et Marne). Les chambres « devraient être un lieu pour faire évoluer l’adaptation de la réglementation » aux réalités, autrement dit faire davantage le lien entre les agriculteurs et l’administration, conclut-elle. Par ailleurs, la CR d’Île de France exprime son aspiration à voir développer des structures à taille humaine. À commencer par les coopératives. « Nous aimerions que le principe “un homme, une voix” soit respecté dans les coopératives ; or une voix n’a pas le même poids dans un groupe de 1 000 que dans un groupe de 10. Le grossissement des coopératives contribue plus à diluer les voix qu’à mutualiser les charges », regrette Agnès Henry.