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Élections chambres : le Modef veut doubler son score en 2025

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Présent dans vingt départements et crédité d’environ 2 % des voix aux dernières élections des chambres d’agriculture de 2019, le Modef veut doubler ces deux chiffres à l’occasion du prochain scrutin prévu pour janvier 2025, a-t-on appris auprès du syndicat. En érosion constante depuis plusieurs décennies, le Modef pesait 18,8 % des voix en 1976-1979, jusqu’à descendre à 1,47 % en 2013.

C’est le nouveau secrétaire général du syndicat, Didier Gadéa, qui a annoncé ces objectifs à Agra Presse à l’issue d’un comité directeur électif, le 22 novembre. Ce viticulteur et maraîcher héraultais de 57 ans remplace à cette fonction Jean Mouzat, président du syndicat de 2009 à 2019, qui se retire des instances nationales. Son successeur Pierre Thomas a été reconduit pour un second mandat. Organisé tous les trois ans, le dernier congrès national du Modef s’est tenu les 25 et 26 octobre. Il a permis de rajeunir largement l’équipe dirigeante. Composé d’une vingtaine de personnes, le bureau national revendique désormais neuf agriculteurs de moins de 40 ans, contre deux auparavant. Une grande majorité de ces jeunes sont des éleveurs de bovins viande, rapporte Didier Gadéa.

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L’assemblée générale devait aussi permettre de construire la profession de foi du syndicat pour les prochaines élections consulaires. Mais le temps imparti n’a pas permis de conclure les débats, qui se poursuivront lors d’assises nationales « des exploitations familiales » en 2023, dont la date et le lieu restent à définir. Sur le fond, les revendications du Modef changent peu. Le thème du congrès annonçait la couleur : « Des prix planchers fixés par l’État ». Les noms des groupes de travail étaient les suivants : prix, installation, changement climatique, sécurité alimentaire et sécurité sociale. « Peu de nouveauté, concède Didier Gadéa. Malheureusement, les problèmes restent les mêmes et s’aggravent lourdement. »

Une équipe dirigeant largement rajeunie