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Élevage connecté: le breton AI Herd voit grand

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C’est autour d’un carré très solide qu’a été lancée l’année dernière la start-up nantaise AI Herd, spécialiste de l’élevage laitier connecté (ci-dessous de gauche à droite) : un vétérinaire Quentin Garnier, qui dirige la structure, un ancien directeur financier chez Lagardère Active, Tristan Gauvain, un ancien développeur de Blablacar, Mathieu Louafi, et un cadre du groupe pharmaceutique Hipra, Léonard Theron. 

La société débarque dans un secteur déjà bien occupé, celui du monitoring à distance des vaches laitières, pour la détection de maladies ou d’évènements (vêlages, chaleurs…) : depuis presque dix ans existent des colliers, bolus et autres accessoires connectés, mais aussi des services de surveillance basés sur l’analyse d’images en bâtiments. C’est sur ce créneau qu’AI Herd se positionne.

Rien ne sert de courir… Pour rattraper son retard, la start-up a travaillé avec un laboratoire du CEA spécialiste de la « vision par ordinateur ». Une technologie développée initialement à des fins de sécurité, mais dont AI Herd a obtenu une utilisation exclusive sous licence pour le monitoring de troupeaux. Cette technologie lui permet notamment d’aller jusqu’à la reconnaissance individuelle de chaque animal.
Après trois ans de travail, AI Herd estime qu’elle se distingue désormais de ses concurrents grâce à une gamme très étendue et pointue de services, là où ses concurrents « vidéo » se seraient spécialisés dans certains services (ex. note corporelle, alimentation…), et où les concurrents « accessoires connectés » offriraient des services moins aboutis.

L’une des avancées notables d’AI Herd est par exemple de proposer un monitoring très poussé des vêlages, qui lui permet d’aller jusqu’à apprécier leur bon déroulé. En somme, promet AI Herd, l’éleveur n’est prévenu que si le vêlage nécessite son intervention. Des options qui ont pour l’instant été testées dans trois fermes pilotes en France et au Bénélux.

Avec son outil en Saas (avec toutefois un traitement local des données vidéos), la start-up s’autorise des ambitions internationales dès 2022 (Amérique du nord, Europe, Asie). Mais avant d’accélérer, et de lever des fonds en fin d’année (objectif 1,5 M€), la start-up veut déjà équiper plusieurs dizaines de fermes d’ici la fin de l’année.

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