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Élevage et étiquetage : deux nouvelles initiatives citoyennes européennes lancées

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La Commission européenne vient d’enregistrer deux initiatives citoyennes européennes concernant l’agriculture, aux fins bien différentes. L’une propose de renforcer l’étiquetage de l’origine des aliments, l’autre d’interdire progressivement l’élevage dans l’UE.

La Commission européenne a annoncé le 24 juillet l’enregistrement deux nouvelles initiatives citoyennes européennes ayant trait à l’alimentation : la première, « Stop Cruelty Stop Slaughter », (En finir avec la cruauté et l’abattage) vise à interdire l’abattage d’animaux, la seconde, « En finir avec les fausses denrées alimentaires : l’origine sur l’étiquette », propose d’améliorer l’information des consommateurs. Ces deux initiatives sont par ailleurs portées par des organisations italiennes.

Les organisateurs de l’initiative « Stop Cruelty Stop Slaughter » demandent à la Commission européenne de réduire progressivement le nombre d’animaux d’élevage à raison de 50 % chaque année, et de fermer progressivement toutes les fermes d’élevage. Une réduction qui devrait commencer par les élevages industriels puis s’attaquer aux élevages extensifs. En parallèle, il est demandé à Bruxelles d’encourager la production de protéines végétales, notamment substituts au lait et aux œufs, ainsi que la production de viande cellulaire.

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Origine et réciprocité

Hasard, la seconde initiative, concernant l’étiquetage de l’origine, est portée par le président du syndicat agricole italien Coldiretti, Ettore Prandini, grand pourfendeur de la viande de laboratoire. Les organisateurs de cette initiative veulent, eux, que la Commission européenne propose des mesures pour « garantir un étiquetage clair et explicite de l’origine de tous les produits et à respecter des normes cohérentes en matière d’environnement, de santé et de travail sur le marché intérieur ». Il est demandé que l’origine d’un produit alimentaire, son pays de production et le lieu où il a été transformé soient clairement indiqués sur l’étiquette ou dans d’autres formes d’information des (menus, panneaux, etc.). Autres réclamations : le respect du principe de réciprocité, pour interdire les importations de denrées alimentaires produites à l’aide de substances et de méthodes interdites en Europe et une augmentation des contrôles aux frontières sur les denrées alimentaires.

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À la suite de l’enregistrement de ces deux initiatives, leurs organisateurs disposent d’un délai de six mois pour lancer le processus de collecte de signatures. Puis, si en l’espace d’un an, ils parviennent à recueillir au minimum un million de déclarations de soutien provenant d’au moins sept États membres différents, la Commission européenne devra répondre (positivement ou négativement) à leur demande en justifiant sa décision. Récemment l’initiative demandant l’interdiction de l’élevage d’animaux en cage a été un succès. La Commission européenne s’était d’ailleurs engagée à mettre progressivement fin à l’utilisation de cage dans l’UE à partir de 2027 mais elle a finalement fait machine arrière.