Complément de revenu ou activité à temps plein pour des particuliers ou des professionnels confinés, le concept mis au point par la start-up Ella consiste à confectionner des recettes méditerranéennes livrées à domicile ou vendues en click and collect.
« Le concept d’Ella est né bien avant la crise, pour générer un complément de revenus à des particuliers qui veulent cuisiner à la maison », explique Sacha Abergel, créateur de la start-up Ella, également à la tête du restaurant Burger et Fils (Paris VIIIe) et consultant en restauration (Foodies). Mais avec la crise actuelle, le confinement et la fermeture des restaurants, de plus en plus de professionnels se tournent aussi vers Sacha Abergel. « Environ un quart des candidats sont des restaurateurs », constate le créateur d’entreprise.
Ella, fruit de deux ans de développement, est un concept pas très éloigné des « cuisines fantômes » : une carte de plats méditerranéens (les bols), confectionnés par des particuliers ou des professionnels (les boleurs), vendus en ligne, livrés via les plateformes (ou Stuart) ou à retirer en click and collect. Ella fournit au restaurateur amateur ou professionnel les recettes, les listes d’ingrédients, les prix à respecter pour l’achat des matières premières, les emballages et la solution informatique pour gérer les commandes.
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Les prix publics sont fixés par Ella : il faudra compter 13,90 euros TTC livré (10,90 euros TTC en click and collect) pour un « bol » méditerranéen, soit un des plats principaux de la carte d’Ella. Les compléments (pain, boissons, desserts) peuvent faire grimper l’addition bien au-delà de ce tarif. Pour se lancer, un candidat doit compter au maximum 7 000 euros (dans le cas d’un particulier devant équiper une cuisine), mais bien moins pour un laboratoire déjà équipé. Ce montant comprend notamment un dépôt de garantie auprès d’Ella, le logiciel de caisse, les contrats sanitaires (prélèvement de surface, lutte contre les nuisibles), l’équipement et les ingrédients pour la première semaine d’activité. Ella s’engage à auditer les locaux afin de vérifier leur compatibilité avec l’exercice de l’activité de traiteur à domicile.
Pour se rémunérer, la société de tête percevra une commission de 10,5 % sur les commandes passées dans le cadre d’un contrat de licence de marque passé entre Ella et le boleur. Elle a prévu d’investir massivement en marketing, environ 10 000 euros par mois tout au long de l’année 2021, pour lancer le concept. « Le 23 novembre, nous ouvrons les commandes réalisées depuis mon restaurant du VIIIe arrondissement de Paris et un boleur à Créteil », annonce Sacha Abergel. L’entrepreneur prévoit un fort développement en visant 100 boleurs opérationnels fin 2021 en France. À plus long terme, le concept une fois validé pourrait être décliné sous d’autres marques et d’autres univers gastronomiques, et lancé à l’échelle internationale, selon son créateur.