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Charcuterie/ Produits traiteur En 2004, Fleury Michon plus que jamais trouveur de solutions

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L’année 2003 est presque terminée et le bilan, pour Fleury Michon, est positif. Frédérick Bouisset, président du directoire, se félicite de voir la croissance de son groupe dépasser celle du marché alimentaire. Le chiffre d’affaires de ce spécialiste des produits traiteur et charcuterie va croître de 10 % par rapport à 2002. Il devrait atteindre 610 millions d’euros. Au programme pour l’année 2004 : des innovations, de la publicité et la montée en puissance de la restauration hors domicile.

En 2004, l’innovation restera le fer de lance de Fleury Michon. L’année apportera une moisson abondante de nouveaux produits, aussi bien au rayon charcuterie qu’au rayon traiteur. La marque va lancer des terrines cuisinées associant viandes et légumes, compléter sa gamme de filets de volaille avec des recettes sucrées-salées, comme le filet de canard à l’orange par exemple. Par ailleurs, elle va revoir ses recettes, avec des matières grasses et des taux de sel revus à la baisse. Au rayon traiteur, des packagings et recettes seront modifiés et les « apérimis », bouchées apéritif à base de surimi abandonnées il y a quelques années, seront relancées. Le groupe mise sur la publicité pour développer ses ventes. Avec un résultat net de 12 millions d’euros en 2003, Fleury Michon dépensera pour ses publicités 12 millions d’euros en 2004. La charcuterie et le traiteur, les deux cœurs de métier de Fleury Michon, représentent aujourd’hui 95 % des ventes. Les 5 % restants sont partagés entre la restauration (3 %) et l’export (2 %), deux secteurs promis à une forte montée en puissance.

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Faire pousser Graine d’Appétit

La restauration reste un objectif prioritaire pour Fleury Michon. Le vendéen, qui détient avec Graines d’Appétit quatre restaurants d’entreprise et trois restaurants en ville ou dans des hôtels – le dernier a ouvert à l’hôtel Ibis de Roissy il y a quinze jours – ne compte pas en rester là. Il prévoit de faire pousser quinze Graines d’Appétit en 2004. Frédérick Bouisset croit au potentiel de la chaîne : « C’est un concept rentable ; il ne nécessite ni cuisine ni personnel qualifié». Les plats cuisinés sont présentés dans des vitrines ; les usagers n’ont qu’à se servir et à les faire réchauffer. L’entreprise parie également sur une forte croissance de ses distributeurs automatiques de plats chauds et froids. Les hôtels économiques semblent offrir de belles opportunités ; déjà des accords sont en place avec Etap’Hôtel et Formule Un. Quinze nouveaux distributeurs seront en test début 2004 ; Fleury Michon espère atteindre l’équilibre en 2005-2006. Au fond, l’entreprise souhaite développer des potentiels encore peu exploités par les entreprises de l’agro-alimentaire ; et se positionner comme un « trouveur de solutions ». Enfin, l’Italie est le dernier axe prioritaire du vendéen, qui y lance ses plats cuisinés frais, un secteur très peu développé dans ce pays, sous la marque Beretta. Le chiffre d’affaires pour ce pays, de 2 millions d’euros en 2002, devrait atteindre 5 millions d’euros en 2003.