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En 2016, la demande adressée à l’agroalimentaire français augmenterait de près de 3Mrd€

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En 2016, la demande supplémentaire adressée à la France par ses principaux marchés exports devrait dépasser 2,7 milliards d’euros, ont expliqué le 26 novembre les experts assurance crédit export de Euler-Hermes en présentant une étude sur la situation des IAA françaises. Sur ce volume supplémentaire, un milliard d’euros serait dû à la dépréciation de l’euro face au dollar. En agroalimentaire, certains pays connaissent des besoins importants ce qui permet à la France d’y constater des hausses d’exportation à deux chiffres. C’est le cas de pays aussi différents que la Corée du Sud, le Niger ou l’Australie.

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L’industrie agroalimentaire devrait pouvoir répondre à ce surcroît de demande, à la condition qu’elle investisse, ce qui n’a pas été le cas ces dernières années. Selon Farah Allouche, responsable du secteur agroalimentaire chez Euler Hermès, des signaux positifs peuvent être perçus quant à la situation des entreprises. Les enquêtes auprès des clients de l’assureur crédit export montrent un léger frémissement en matière de projets d’investissements ; ces entreprises se sont d’ailleurs désendettées les années passées et ont une situation saine sur le plan financier ; quelques initiatives, encore limitées mais significatives, montrent des entreprises désireuses d’aborder en commun des marchés à l’exportation ; enfin, une timide amélioration des marges semble apparaître, surtout grâce à la stabilisation du coût des matières premières. En tout cas, les responsables d’Euler Hermès estiment que les Français doivent faire un effort redoublé sur l’exportation, activité qui est capable d’augmenter de manière importante leurs volumes d’affaires et donc d’améliorer leur rentabilité.