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En Bavière, un projet de loi reprendra la pétition « historique » en faveur des abeilles

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En Allemagne, le ministre-président de Bavière, Markus Söder, a annoncé le 3 avril, que le texte de la pétition « Sauver les abeilles », qui avait réuni un nombre record de 1,75 million de signatures dans la région en février, soit 18,5 % du corps électoral, serait retranscrit « tel quel » dans un projet de loi, indique le quotidien allemand Die Zeit dans un article du jour même.

Ce texte, lancé par le petit parti écologiste ÖDP, la pétition la « plus suivie de l’histoire » de la Bavière, appelait notamment une « diminution de l’usage des pesticides et engrais chimiques », en faisant « passer de 10 à 30 % la surface agricole en bio ». Les signataires demandaient également de « transformer 10 % des espaces naturels de l’État en prairies fleuries ».

Le 9 avril, le gouvernement du Land a présenté son projet, placé sous le signe de la « réconciliation » entre « l’agriculture et la biodiversité », selon les mots de Markus Söder. En plus des propositions de la pétition, le projet prévoit qu’au moins « 50 % des repas dans les cantines publiques soient fournis par des produits issus de l’agriculture biologique et locale », relève le média local BR24.

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Faire « passer de 10 à 30 % la surface agricole en bio »

Par ailleurs, à partir de 2020, il sera interdit de désherber sur « 10 % des terres rurales » avant le 15 juin. Face aux critiques du monde agricole, le gouvernement bavarois a annoncé la mobilisation « entre 50 et 75 millions d’euros » pour des paiements pour services environnementaux en faveur des agriculteurs qui « réalisent des actions en faveur de la biodiversité ».

Le 3 avril, la Bayerischer BauernVerband (BBV), principal syndicat agricole bavarois, a appelé à la mise en place d’un « contrat de société pour l’agriculture et la biodiversité », s’accompagnant de certaines mesures en faveur du secteur, comme « arrêter l’artificialisation des terres », « privilégier » les produits locaux dans les appels d’offres des organismes publics, et offrir un meilleur enseignement des « réalités agricoles » dans les écoles.