Alors que la Corse du Sud est en vigilance sécheresse depuis le mois de juillet, et que la Haute Corse vient d’être placée en vigilance sécheresse, l’entreprise Genaq a présenté, le 17 octobre à Vescovato, des générateurs d’eau atmosphérique aux représentants de la chambre d’agriculture et à des éleveurs de l’île. Face à des tarifs jugés élevés par des éleveurs présents, l’Odarc (développement agricole et rural de Corse) étudie la possibilité d’accorder à ces équipements les mêmes niveaux d’aides (entre 50 et 80 %) qu’à d’autres dispositifs, rapporte le média Ici. Un test devrait d’abord être réalisé, grandeur nature, dans un élevage. Le principe est simple : produire de l’eau à partir de l’air.
Concrètement, les générateurs aspirent l’air ambiant à l’aide d’un ventilateur, puis le filtrent en deux étapes afin d’en éliminer les impuretés. L’air ainsi purifié est ensuite dirigé vers une chambre de condensation où, grâce à un échange thermique, il est refroidi jusqu’à atteindre une valeur inférieure au point de rosée, seuil à partir duquel la vapeur d’eau se condense. Cette transformation produit des gouttelettes d’eau qui s’écoulent naturellement, par gravité, dans un réservoir propre et traité. À ce moment-là, l’eau recueillie n’est pas encore propre à la consommation. En plus de la double filtration de l’air, elle subit plusieurs étapes de purification complémentaires : filtres à sédiments, ultrafiltration, charbon actif et minéralisation. Cette technologie a toutefois un prix : 33 000 euros minimum pour un appareil qui produit 500 litres d’eau par jour ; de 160 000 à 200 000 euros pour 5 000 litres par jour, rapporte la presse locale.
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JJ