En Gironde, la préfecture et la région Nouvelle-Aquitaine ont annoncé le 20 février le lancement imminent d’« un dispositif d’intervention foncière pour restructurer le vignoble » face à une vague d’arrachage. Son financement est « en cours de finalisation avec les établissements bancaires », selon un communiqué commun. La phase opérationnelle, avec l’acquisition des premières parcelles, est prévue au « premier semestre ». « Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera lancé dans les prochaines semaines afin de recenser les propriétaires de foncier qui souhaitent vendre ou échanger des parcelles agricoles et de les localiser », précise le communiqué. Depuis octobre, cette foncière est en réflexion avec la profession, les chambres d’agriculture, de commerce, l’EPF (Établissement public foncier), la Safer et les collectivités.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Plusieurs objectifs émergent autour d’« un projet de territoire », visant à « favoriser l’émergence de projets de diversification, individuels ou collectifs, en reconstituant des îlots fonciers bien structurés dans des secteurs adaptés (en tenant compte de la qualité agronomique des sols, de l’accès à l’eau, des contraintes d’urbanisme, des contraintes environnementales, de la proximité de projets de diversification déjà initiés, etc.) ». Il s’agit aussi de permettre aux viticulteurs qui le souhaitent de cesser ou diminuer leur activité viticole tout en apportant une solution aux propriétaires en abandon de fermage ou sans repreneurs ; réduire les stocks de vin grâce à la distillation ; contribuer au plan d’action sur les vignes en friche. Ce « projet de territoire » a pour but de « redonner des perspectives aux agriculteurs en favorisant le désendettement et en améliorant la performance économique des exploitations ».