Le Parlement européen a validé (par 495 voix contre 68 et 61 abstentions), le 13 novembre à Strasbourg, le compromis trouvé entre institutions sur la nouvelle directive Énergies renouvelables (1). Il confirme donc l’objectif contraignant de 32 % d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique primaire de l’UE à l’horizon 2030. Pour le secteur des transports, une part minimale d’au moins 14 % de carburant issu de sources renouvelables est prévue. Les biocarburants de première génération, issus de cultures alimentaires, devront être plafonnés aux niveaux de 2020 (avec 1 % supplémentaire autorisé) et ne pas dépasser 7 % de la consommation finale (soit le seuil déjà en vigueur). Le texte prévoit l’élimination progressive à partir de 2023 des biocarburants à fortes émissions, en particulier ceux à base d’huile de palme, mais la Commission européenne doit encore proposer d’ici 2019 une méthodologie pour rendre cette élimination progressive opérationnelle, notamment pour la rendre compatible avec les règles de l’OMC. Les carburants dits avancés se voient fixer un objectif de 7 % dont la moitié devra provenir de biocarburants avancés issus de déchets et de résidus (soit 3,5 %) et le reste d’électricité renouvelable et d’autres combustibles.
Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) se sont félicitées de ce vote, estimant que le nouveau cadre fixe une politique stable à long terme. Mais le Copa-Cogeca regrette quand même que l’élimination progressive de l’huile de palme ait été reportée à 2030, ce qui freinera le développement de la production européenne de biocarburants.
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La nouvelle directive doit désormais être officiellement adoptée par le Conseil de l’UE avant sa publication au Journal officiel.
(1) Voir n° 3649 du 18/06/2018