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Engrais : l’UE s’approvisionne peu par le détroit d’Ormuz

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Dans une étude parue mi-mars sur le niveau de dépendance au détroit d’Ormuz de l’approvisionnement en matières fertilisantes de pays grands agricoles, des chercheurs américains mettent en évidence la faible exposition de l’Union européenne. Selon leurs calculs, entre 0 et 5 % de la consommation européenne de chacune des quatre principales matières fertilisantes transite par le détroit d’Ormuz : 0 % pour les phosphates (DAP/MAP), 2,3 % pour l’urée, 5,1 % pour l’ammoniac, et 0 % pour la potasse. Le continent européen est beaucoup moins exposé que les autres grands pays producteurs étudiés. Par exemple, 72,3 % de l’urée consommée par l’Australie passe par le détroit d’Ormuz (44,8 % pour le Brésil, 17 % pour les États-Unis). Quant à l’Inde, elle dépend à 80 % du détroit d’Ormuz pour l’importation d’ammoniac. Bien entendu, cela n’empêche pas l’Europe d’être exposée aux effets indirects du manque de soufre (pour solubiliser le phosphore), à une augmentation des prix sur le marché mondial, ou à des pressions directes sur leur approvisionnement. Par exemple, les chercheurs rappellent que le Brésil importe 80 % de ses engrais, notamment l’azote et les phosphates ; le pays pourrait devoir renforcer son approvisionnement depuis le Maroc, grand fournisseur de potasse de la France.

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