À l’occasion de leur réunion qui s’est tenue le 15 mai à Bruxelles, les eurodéputés de la commission du Commerce international ont validé (par 29 voix contre 6 et 2 abstentions), sans l’amender, le projet de rapport de la Lettonne Inese Vaidere (PPE, droite) concernant la révision à la hausse les droits de douane sur les engrais russes (et bélarusses). « Cette proposition est un compromis équilibré : elle stimulera l’industrie européenne des engrais, qui a souffert de l’afflux de produits russes bon marché, tout en donnant aux agriculteurs le temps de s’adapter », a déclaré la rapporteure. Les membres de la Cominta ont donc choisi de s’en tenir à la proposition initiale de la Commission européenne, à l’instar du Conseil de l’UE. La position de la Cominta doit à présent être validée en séance plénière le 22 mai. Si le texte est validé sans amendement, alors il devra simplement être confirmé avant publication au Journal officiel de l’UE.
Lire aussi : Engrais russes : les Vingt-sept valident une position controversée
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Cette adoption sans modification signifie que tous les amendements proposés par la commission parlementaire de l’Agriculture dans son avis adopté le 5 mai ont été rejetés. Un texte qui n’avait pas été accepté par sa rapporteure, l’Espagnole d’extrême droite, Mireia Borras Pabon. Le vote de la Cominta devrait apporter de l’eau à son moulin, elle qui accuse les autres groupes politiques de vouloir « conserver des mesures qui frappent de plein fouet » les agriculteurs. Dans son avis, la Comagri insistait notamment sur la surveillance des importations afin d’éviter toute hausse des coûts des intrants, principale crainte du secteur. En cas d’augmentation substantielle des prix, la Comagri invitait ainsi Bruxelles, sous 14 jours, à suspendre temporairement les droits et à mettre à disposition un soutien financier « pour les agriculteurs faisant face à une réduction sensible de la rentabilité de leur production ». Elle poussait pour obtenir, « sans délai », un cadre juridique et financier pour l’utilisation des effluents d’élevage et un meilleur accès pour les autres sources d’approvisionnement.