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Enifer dépose un dossier auprès de l’EFSA pour sa mycoprotéine Pekilo

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La société finlandaise Enifer a annoncé le 31 octobre 2024 avoir déposé une demande d’autorisation auprès de l’EFSA pour commercialiser son ingrédient microprotéique sous la marque Pekilo dans l’UE. Cette mycroprotéine est obtenue par fermentation de biomasse grâce à un champignon, le Paecilomyces variotii KCL-24, d’où provient le diminutif Pekilo. Vendu sous forme de poudre sèche neutre en goût, cet ingrédient riche en protéines et en fibre peut être utilisé dans une large gamme de produits alimentaires, des alternatives à la viande jusqu’aux produits de boulangerie.

En attendant l’examen de ce nouvel aliment par l’EFSA, « Enifer prévoit d’obtenir le statut GRAS (Generally Recognized as Safe) aux États-Unis et de demander l’approbation d’un nouvel aliment à Singapour », explique la société dans son communiqué. Enifer « collabore activement avec des partenaires mondiaux, notamment Skretting (la division aquafeed de Nutreco), Purina (dans l’industrie des aliments pour animaux de compagnie) et Valio (pour les produits alimentaires de consommation), est-il encore précisé. 

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Une technologie pionnière

Fin mai 2024, Enifer a bouclé un nouveau tour de table pour financer la construction d’un site unique de mycoprotéines de qualité alimentaire, dont le coût est estimé à 33 M€. L’achèvement des travaux est prévu pour fin 2025 et la mise en service progressive en 2026. « L'usine devrait recycler les flux secondaires de l'industrie alimentaire pour produire jusqu'à 3 000 tonnes de protéines durables à base de champignons par an à pleine capacité », a précisé la société. 

La start-up, dérivée du Centre de recherche technique VTT de Finlande, a été fondée par cinq scientifiques en 2020 pour relancer Pekilo, dont le process de fermentation, prévu à l'origine pour recycler les sous-produits de l'industrie forestière, remonte aux années 1970 en Finlande. Les chercheurs ont perfectionné cette technologie pionnière, « en l'adaptant pour utiliser de nouveaux flux de matières premières des secteurs alimentaire et agricole tout en faisant progresser le développement du Pekilo en tant qu'ingrédient alimentaire destiné à la consommation humaine », raconte Enifer sur son site.