Le 17 mai le président de la République Nicolas Sarkozy a fait signer par les distributeurs un accord de modération de leurs marges sur les fruits et légumes pendant les périodes de crise. Le principe de cet accord avait été annoncé le 6 avril dans l’Essonne, aux agriculteurs d’Ile-de-France, à la grande surprise des enseignes de distribution. Un peu plus d’un mois après, la grande distribution applaudit à un mécanisme qui n’aura pour seule contrainte que lui imposer de ne pas augmenter, pendant ces périodes de crise, sa marge par rapport aux dernières années. Cet accord de modération des marges a été l’un des aspects d’une réunion censée prendre à bras le corps, en France, le sempiternel problème des prix payés aux producteurs, auquel la LMAP (Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche) doit s’attaquer. Ce 17 mai, à la veille de l’ouverture de la discussion de cette loi au Sénat, les différentes familles professionnelles (producteurs, transformateurs et distributeurs), qui depuis des années n’arrivent pas à s’entendre sur des relations commerciales équilibrées, ont été convoquées à l’Elysée pour enfin mettre au point un cadre législatif durable. Car cette tentative d’organisation des relations commerciales n’est pas la première, loin s’en faut. Cette énième tentative a laissé sceptiques les représentants des producteurs, après les échecs de toutes les précédentes lois et boîtes à outils législatives imaginées pour réguler ou du moins régler les relations commerciales.
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