Le 26 novembre, le marché du porc breton (MPB) a clôturé à 1,218 €/kg, en baisse de 2,6 centimes sur la semaine. « La crise sanitaire continue de peser sur le marché national et européen déjà bien surchargé en viande, négociée à des tarifs concurrentiels », constate le marché de Plérin dans son analyse de la séance du jeudi 26 novembre. Un engorgement dû à la fermeture des restaurants et à l’arrêt des exportations allemandes vers la Chine, pour cause de PPA. D’après la note du MPB, « l’activité allemande semble augmenter dans les grands abattoirs mais les retards sont toujours importants ». La cotation allemande « a été reconduite, à un niveau toutefois très bas » : elle avait déjà perdu 8 centimes la semaine précédente, « entraînant dans sa chute […] toutes les places de cotation européennes ».
Au Danemark, autre grand exportateur européen, « un abattoir dont les exportations vers la Chine avaient été suspendues a retrouvé son agrément », affirme le MPB, tandis qu’un autre abattoir « semble en bonne voie pour retrouver son autorisation d’exporter ». La semaine précédente, les Danois avaient « fermé leurs trois plus gros abattoirs vers la Chine », d’après Pascal Le Duot, directeur du MPB. « Est-ce par prévention par rapport aux visons (infectés par le Covid au Danemark, NDLR) ou parce que les Chinois ont trouvé du Covid sur les viandes importées ? On ne sait pas. » Du côté d’Inaporc (interprofession), on indique que « les Chinois auraient retrouvé du Covid sur des cartons danois », et que le premier importateur mondial a « renforcé les contrôles à l’arrivée, avec désinfection systématique des cartons, ce qui engorge les flux ».
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Des retards « toujours importants » en Allemagne