À l’occasion d’une conférence de presse le 7 décembre, la fédération des entreprises de travaux agricoles (FNEDT) a prévenu que des hausses de tarif étaient de nouveau attendues pour 2023, compte tenu de l’inflation des prix d’achat de matériel agricole. « Nous sommes à l’aube d’autres augmentations du prix du matériel », a prédit le président de la fédération Gérard Napias, assurant tenir cette information de la fédération des fabricants de machines (Axema). Et d’appeler ses adhérents à accompagner cette hausse dans leurs tarifs. L’année 2022 a déjà été marquée par l’inflation des prix des services des ETA, qui ont « vu leur facture de carburant tripler, le prix des pièces et consommables grimper de 20 %, sans oublier l’inflation des assurances et les hausses de rémunération [des salariés] entre 5,8 et 6,8 % ». Pour une augmentation tarifaire « nécessaire » de 22 % en 2022, la majorité des ETA « se sont limitées à demander un surplus de 5 à 15 % (60 % des entrepreneurs sondés cet automne) hors dispositif d’indexation du carburant », rapporte la fédération.
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La FNEDT a par ailleurs rappelé sa demande de pouvoir bénéficier du dispositif TO-DE, dont les ETA sont exclues depuis 2016. Les entreprises de travaux agricoles auraient entendu plusieurs arguments émanant du gouvernement : cibler les fruits et légumes ; limiter le budget de la mesure. Mais à ce titre, ils ne comprennent pas que le dispositif vise l’ensemble du secteur agricole, et que le métier de conducteur de travaux soit éligible au dispositif. Cela constitue selon eux une concurrence déloyale envers leurs entreprises.