La désertification et la sécheresse sont à l’origine de pertes allant jusqu’à 5% de la valeur annuelle de la production agricole mondiale, selon un rapport présenté le 9 avril par l’Organisation des Nations unies (ONU), soit environ 450 milliards de dollars par an. Le phénomène s’accélère : en 1992, date de publication de la précédente étude détaillée sur le coût économique de la désertification, le coût direct était estimé à 42 milliards de dollars par an. L’étude montre que 4 à 12% du PIB agricole de l’Afrique est perdu en raison de la dégradation des terres. Ce chiffre atteint 6,6% au Paraguay, 9% au Burkina Faso et 24% au Guatemala. « Une gestion viable des sols, la prévention de leur dégradation et leur remise en état sont des moyens très efficaces et rentables pour éliminer la pauvreté rurale », a souligné Tarja Halonen, ancienne chef d’État de la Finlande, qui a présidé les travaux du groupe d’experts chargé de ce rapport.
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