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Environnement : les États membres rappelés à l’ordre

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Dans un nouveau rapport (le deuxième du genre) sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la politique environnementale de l’UE, la Commission européenne déplore le retard pris par les États membres de l’UE sur la lutte contre le déclin de la biodiversité, la qualité de l’eau ou de l’air. Sur la biodiversité, la Commission constate que son déclin se poursuit dans l’UE et rappelle que vingt-cinq États membres doivent encore achever la désignation des sites Natura 2000 et définir les mesures de conservation pour atteindre le statut favorable pour les habitats et les espèces protégées. Le rapport se penche également sur la situation précise de chaque pays. La France est, par exemple, critiquée pour la faiblesse de ses mesures de protection de la nature face aux pressions exercées par l’agriculture et l’artificialisation des terres. Et pour la première fois, l’état d’avancement des procédures d’infraction engagées par la Commission est consultable en ligne.

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Sur la base de ce constat, le commissaire européen à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, compte donc sur les citoyens européens pour « se servir de cet outil essentiel afin d’exiger de leurs gouvernements la mise en œuvre » de la législation de l’UE. Il appelle les Vingt-sept à un sursaut pour combler le fossé de mise en œuvre de la législation. Et pour redresser la barre, le commissaire préconise de se concentrer sur deux priorités : le financement environnemental, dont « les besoins sont chiffrés à 110 milliards d’euros par an », et la gouvernance, par l’accès des citoyens aux tribunaux nationaux.