Le plus long « Shutdown » (paralysie des services publics) de l’histoire des États-Unis, qui aura duré en tout et pour tout 43 jours, a finalement pris fin, le 12 novembre, avec la promulgation de la « Continuing Resolution » par le président Donald Trump. Cette issue a été rendue possible par un vote serré (220 voix contre 209) à la chambre des Représentants du Congrès américain le même jour, validant le texte proposé par le Sénat. Dans le détail, trois projets de loi budgétaire pour l’exercice 2026 ont ainsi été adoptés, dont un visant le département américain l’Agriculture (USDA) et la Food and Drug Administration. Cette manœuvre permet notamment la prorogation pour une durée d’un an du Farm Bill jusqu’au 30 septembre 2026 et la reconstitution des fonds à la disposition de la « Commodity Credit Corporation » (CCC), offrant un potentiel de 30 milliards de dollars de crédits. Cette validation ouvre également la voie à la reprise immédiate du financement de l’ensemble des obligations découlant du programme d’assistance nutritionnelle supplémentaire (SNAP) pour 42 millions d’Américains et du programme spécial d’assistance nutritionnelle supplémentaire pour les femmes, les nourrissons et les enfants (WIC). Mais pour l’administration américaine et la secrétaire à l’Agriculture Brooke Rollins en particulier, « le SNAP est un programme défaillant… gangrené par la corruption ».
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Cette décision mettant un terme à cette période d’incertitude budgétaire a été généralement bien accueillie par le secteur agricole, notamment l’American Farm Bureau qui représente les grandes entreprises agricoles. De son côté, la NFU (National Farmers Union – agriculture familiale) se dit soulagée de la reprise des financements mais considère qu’il s’agit seulement du « strict minimum ». « Nous avons déjà perdu trop de temps », analyse Rob Larew son président. Et d’ajouter : « Le système de protection sociale agricole est obsolète et ne peut plus s’adapter aux réalités économiques actuelles ».