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Vins Etats-Unis : les vins français trop chers pour un marché en crise

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Si le vin français bénéficie d’une belle image et d’une bonne notoriété sur le marché américain, ses ventes reculent cependant. La crise économique pousse les Américains vers des vins à petits prix alors que la France expédie surtout des vins haut de gamme dans ce pays.

Le marché américain du vin est estimé à 4,4 milliards de bouteilles (chiffres 2008) dont un milliard est importé, selon une étude de FranceAgriMer présentée le 1er mars sur le Salon de l’agriculture. La consommation, avec 9,3 litres par habitant et par an, est une des plus faibles chez les pays producteurs. Pourtant, avec 308 millions d’habitants, les Etats-Unis sont le deuxième marché de consommation au monde.
Les parts de marché de la France y atteignent 7,3% en volume (123 millions de bouteilles) et 11,2% en valeur (contre 21% en 2001). L’offre française est composée pour les deux tiers de vins d’appellations haut de gamme (bordeaux, bourgogne, beaujolais surtout) et pour un tiers de vins de pays sous marques. Le prix moyen des vins français est de 5,67 euros le litre, départ France.

Le prix moyen d’une bouteille de vin passe à moins de 6 dollars
Avec la crise, la consommation de vin des Américains a ralenti passant à de 9,4 litre/hab/an en 2007 à 9,3 l/hab/an en 2008 et 8,9 l/hab/an en 2009. Dans le même temps, la valeur moyenne consacrée à une bouteille de vin par les consommateurs américains est passée de 6,58 dollars en 2007 à 5,84 en 2009 (prix au détail). Une situation qui pénalise les vins français et explique le recul enregistré.
« La France a du mal à se positionner sur des vins à moins de 10 dollars la bouteille », explique Philippe Janvier, auteur de l’étude.
Il faut ajouter une autre raison de taille aux difficultés que rencontre le vin français. Le marché américain est dominé par les marques et très difficile à pénétrer. Imposer une marque demande un budget important, difficilement accessible aux vins français en raison de leur éclatement. Résultat : il s’impose mal dans les rayons de la grande distribution qui écoule 50% des volumes.
Pour les professionnels interrogés, les perspectives à moyen terme sur le marché américain ne sont pas très bonnes. Elles sont plus positives à plus long terme, après une sortie de crise.

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