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États-Unis : modernisation de l’inspection sanitaire des abattoirs de porcs

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Le département américain de l’agriculture (USDA) a annoncé, le 17 septembre, de nouvelles règles visant à moderniser l’inspection sanitaire en abattoirs des porcs. C’est la première fois en plus de cinq décennies que le Service de la salubrité et de l’inspection des aliments (FSIS) de l’USDA mène une telle réforme afin de protéger la santé publique et d’intégrer des innovations en matière de sécurité alimentaire. Celle-ci prévoit notamment de retirer toute limite à la vitesse à laquelle les abattoirs peuvent abattre et découper les animaux et de confier à leurs salariés les tâches de trier les bêtes avant leur abattage et de vérifier la présence d’éventuels défauts sur les carcasses.

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Selon l’USDA, les inspecteurs procéderont toujours au contrôle de l’ensemble des animaux avant et après leur abattage, toutefois cette nouvelle répartition devrait permettre de diminuer leur nombre sur les lignes et de dégager du temps afin de conduire d’autres vérifications dans l’établissement, sur la sécurité alimentaire ou encore le bien-être des animaux. Le secrétaire américain à l’Agriculture Sonny Perdue précise que « cette modification réglementaire nous permet d’assurer la salubrité des aliments tout en éliminant les règles désuètes et en permettant aux entreprises d’innover ». La conséquence directe de cette réforme est la suppression d’environ 150 postes d’inspecteurs dans tout le pays. L’orientation donnée par l’USDA est très bien accueillie par le Conseil national des producteurs de porc qui souligne que ce nouveau système « incite à investir dans les nouvelles technologies tout en garantissant un approvisionnement sûr en porcs américains sains ». Dans le même temps, le syndicat représentant les travailleurs dans l’agroalimentaire (UFWC) condamne fermement cette nouvelle règle autorisant les abattoirs à fixer à leur discrétion la cadence. Le département a précisé que ces nouvelles règles étaient basées sur un projet pilote d’amélioration de la salubrité des aliments mené en 1997, dans cinq abattoirs où la cadence est en moyenne supérieure de 12,5 % aux autres établissements. Les abattoirs auront toujours le choix de suivre l’ancienne ou la nouvelle réglementation.