Aux États-Unis, le Sénat, le 10 décembre, et la Chambre des représentants, le 12 décembre, ont adopté le rapport de la conférence sur le projet de Farm bill 2019 (loi agricole américaine), ce qui devrait permettre la finalisation de cette nouvelle législation avant la fin de l’année. Le compromis s’écarte finalement très peu de la loi en place depuis 2014 qui repose principalement sur des programmes d’assurance et de filets de sécurité. Le coût de ce nouveau dispositif est estimé à 867 milliards $ sur 10 ans.
Principal point d’achoppement entre Démocrates et Républicains, comme à chaque négociation, le programme d’aide alimentaire. Les exigences des Républicains en vue de renforcer les critères de ce dispositif, notamment en matière de recherche d’emploi par les bénéficiaires, ont finalement été rejetées.
Du côté des nouveautés, la législation prévoit un effort sur la promotion commerciale, une initiative de lutte contre les maladies animales (notamment une banque de vaccins pour le bétail) et des subventions pour l’agriculture urbaine. Les dispositions controversées visant à assouplir les restrictions relatives aux pesticides et la protection des espèces en voie de disparition ont été abandonnées.
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Le secrétaire américain à l’agriculture, Sonny Perdue, a salué cette adoption qui, estime-t-il, « maintient un solide filet de sécurité pour l’économie agricole, permet d’investir dans la recherche et favorisera les exportations grâce à de solides programmes commerciaux ».
Il encourage donc « le Président Trump (qui a un droit de veto sur le texte, NDLR) à signer » ce nouveau Farm bill avant la fin de l’année.