L’été s’est révélé difficile pour la commercialisation des fruits, avec des prix plus faibles qu’en 2004, mais il a été plus favorable aux légumes, notamment à la tomate, poids lourd du marché légumier, a indiqué l’Oniflhor à l’issue de son conseil de direction « fruits et légumes » du 20 septembre.
L’été 2005 laissera plus de dégâts dans la filière des fruits que l’été 2004, même si la crise n’a pas été aussi visible. Les années précédentes, certaines semaines ont rattrapé les autres, sur le plan des prix. Mais cette année, aucune semaine n’est sortie du lot, a indiqué Philippe de Guénin, directeur de l’Office national des fruits, légumes et de l’horticulture. « Nombre de producteurs auront disparu avant la fin de l’année dans de telles conditions », a-il souligné. Le problème est que, pour les fruits d’été, la mauvaise campagne 2005 vient après des saisons qui n’étaient pas bonnes non plus. La commercialisation s’est mieux déroulée que l’an dernier pour la cerise et la pêche-nectarine, mais les prix plus bas se traduiront par un chiffre d’affaires global inférieur pour la production. Quant aux fruits d’arrière-saison, comme la poire, le raisin et la pomme, les marchés sont actuellement encombrés.
Tomate : promotions efficaces
La situation est meilleure globalement pour les légumes, grâce à une bonne progression des cours pendant le mois d’août. Les actions de promotion de l’Oniflhor sur la tomate se sont révélées efficaces sur la relance de la consommation, selon M. de Guénin. Un bon point pour tout le secteur des légumes, car la tomate est le produit qui représente le plus de tonnages. Les actions de promotion de l’office ont eu également un impact sur le marché des melons, qui se termine avec des cours en hausse. En revanche l’Oniflhor a rencontré un échec dans sa campagne de promotion de l’asperge.
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2,3 millions d’euros pour gérer les crises
L’Oniflhor consacre huit millions d’euros par an pour la promotion, dont 2,3 millions pour les actions de gestion de crise, pour la première fois. Après l’été catastrophique de 2004 en matière de commercialisation des fruits et légumes, l’office gère depuis cette année des actions d’anticipation de crises : en même temps que des milliers de plateaux de fraises ou de cerises, préparés à l’avance, sont conditionnés, des animateurs sont envoyés dans les magasins pour faire de la mise en avant des produits. Les produits sont alors vendus à des prix bas, mais l’opération a le mérite de déstocker rapidement des volumes importants, ce qui assainit la situation des prix, a expliqué le directeur de l’office.