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Étiquetage : au Parlement européen, polémique autour de la sauce carbonara

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Polémique à la sauce italienne. Dans un message posté le 18 novembre sur le réseau social Facebook, le ministre italien de l’Agriculture Francesco Lollobrigida a brocardé un pot de carbonara vendu dans une supérette Delhaize du Parlement européen. En cause : un produit insuffisamment italien à ses yeux. « Il est inacceptable de voir » ces produits au Parlement européen, a-t-il grincé, en annonçant avoir lancé une « enquête » immédiatement. Les élus d’extrême droite de Fratelli d’Italia (ECR), le parti de Giorgia Meloni, ont à leur tour fait monter la sauce. L’eurodéputé Carlo Fidanza s’en est pris à des produits « qui utilisent le drapeau » du pays et « des noms évocateurs sans rien avoir d’italiens », une « pratique trompeuse », a-t-il affirmé, en précisant avoir adressé un courrier à la présidente du Parlement européen, la Maltaise Roberta Metsola.

Lire aussi : Nutri-Score : le BEUC dénonce le lobbying intensif des Italiens au niveau européen

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De son côté, le groupe de distribution agroalimentaire belgo-néerlandais Delhaize a balayé une polémique qu’il juge sans fondement. Le groupe avance que son produit est conforme et qu’il ne mérite aucune modification. Selon des informations rapportées par plusieurs médias, dont le quotidien belge néerlandophone Het Laatste Nieuws, une inspection officielle aurait été menée par les autorités italiennes chez le fournisseur de la marque. Celle-ci n’aurait pas révélé d’irrégularité. Cette affaire a mis en avant le phénomène marketing dit de produit « à consonance italienne » (ou « italian sounding » en anglais). Dans un communiqué du 18 novembre, la Colidiretti, une des principales organisations agricoles italiennes, évalue à 120 milliards d’euros par an les pertes pour les producteurs italiens en raison de produits à consonance italienne. Une révision de la législation sur l’étiquetage des denrées alimentaires était initialement prévue dans le cadre de la stratégie De la ferme à la table lors de la précédente mandature. Mais celle-ci est tombée à l’eau du fait, notamment, du lobbying italien contre le Nutri-Score.