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Étiquetage de l’alcool en Irlande : la filière vin de l’UE regrette la passivité de Bruxelles

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Suite au feu vert de la Commission européenne à son projet de règlement sur l’étiquetage des boissons alcoolisées contre les risques liés à leur consommation, l’Irlande aurait reconnu lors d’un événement sur le cancer organisé par la présidence suédoise le 1er février, que cette initiative était « en infraction avec le marché unique » et qu’elle était « surprise, c’est un euphémisme, d’être passée avec succès », rapporte dans un communiqué publié le 7 février le CEEV (Comité européen des entreprises vins). Contacté par Agra Europe, son secrétaire général Ignacio Sánchez Recarte estime que « Dublin se moque de l’UE. La Commission aurait dû exprimer dès le début son opposition en expliquant que ce projet était illégal et qu’elle préparait déjà une révision des règles relatives à l’information des consommateurs sur les boissons alcoolisées prévue pour 2023 ». Bruxelles « n’a donc pas joué son rôle en refusant de dialoguer avec les États membres afin d’évaluer l’impact politique d’une telle décision », ajoute-t-il. Tout en regrettant que « Dublin fasse la sourde oreille en ne modifiant pas une seule virgule de son projet initial malgré les avis contraires des principaux producteurs de vin de l’UE ».

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Quelques jours plus tôt, neuf États membres (Espagne, Italie, France, Portugal, Bulgarie, Grèce, République tchèque, Hongrie et Slovaquie) avaient ainsi exhorté, dans une lettre commune, Bruxelles à s’opposer fermement à ce projet unilatéral afin d’éviter les barrières commerciales et de maintenir l’intégrité du marché unique. Alors que Dublin vient de notifier son projet à l’OMC, Ignacio Sánchez Recarte estime que « seule la Cour de justice de l’UE serait maintenant en mesure de retoquer cette initiative ».