En Argentine, la Chambre des députés (le Sénat l’avait déjà approuvée), vient, le 27 octobre, d’adopter une Loi pour la promotion d’une alimentation saine, visant à imposer une nouvelle norme dite « d’étiquetage frontal » (fixée selon les recommandations de l’Organisation panaméricaine de la santé en matière de consommation de graisses, de sucres et de sodium). Les étiquettes (sous la forme d’un octogone de couleur noire) qui devraient occuper chacune 5 % au minimum de la surface de l’emballage, devraient porter la mention « excès de sucres », « excès de sel », « excès de graisses saturées », « excès de graisses totales » et/ou « excès de calories ». Elles devraient aussi notifier la présence de caféine ou d’édulcorants, ou de composants déconseillés aux enfants. L’industrie agroalimentaire, qui a dénoncé cette nouvelle norme la qualifiant de stigmatisante, aura 180 jours pour s’y conformer. Avant l’Argentine, plusieurs pays comme le Mexique, le Chili, le Pérou et l’Uruguay ont adopté ces dernières années des mesures similaires sur l’étiquetage des produits alimentaires. Selon un rapport conjoint publié en 2019 par la FAO et l’OCDE, l’Amérique latine est la deuxième région du monde la plus touchée par l’obésité, juste derrière l’Amérique du Nord.
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