Dans la synthèse de son cinquième rapport sur le changement climatique, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) estime que les conséquences du réchauffement climatique peuvent encore être maintenues « sous contrôle » à condition d'agir rapidement.
«LES gouvernements peuvent maintenir le changement climatique sous contrôle à des coûts limités mais ils devront pour cela réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro d'ici à 2100 », conclut le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), dans la synthèse de son cinquième rapport sur le changement climatique publiée le 2 novembre. Le document d'une quarantaine de pages résume les trois rapports thématiques rendus en septembre 2013 (sur les preuves du réchauffement), en mars 2014 (sur les impacts) et en avril 2014 (les mesures d'atténuation). Pour obtenir une bonne chance de rester en dessous de 2°C d'augmentation des températures mondiales (comme le prévoit l'accord non contraignant signé à Copenhague en 2009), les scénarios du rapport montrent que les émissions mondiales devront diminuer de 40 à 70% d'ici 2050 par rapport aux niveaux actuels et être « proches de zéros voire au-dessous en 2100 ». « Le coût de l'inaction sera bien plus élevé que le coût de l'action », a prévenu le président du Giec, Rajendra Pachauri. Les solutions préconisées : économies d'énergies, recours aux énergies renouvelables et au nucléaire, développement de technologies de stockage du carbone…
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L'étude, approuvée par plus de 120 gouvernements, servira de base aux négociateurs pour parvenir à un accord des Nations unies contraignant sur les émissions de gaz à effet de serre lors de la conférence sur le changement climatique de Paris en 2015 (COP 21). Avant cela, la Conférence de Lima (COP 20) du 1er au 12 décembre doit poser les jalons de ce compromis. Il restera ensuite à trouver un équilibre entre les efforts des uns et des autres (pays industrialisés et pays en développement). Dans une résolution adoptée le 5 novembre, par 56 voix pour, 2 voix contre et 9 abstentions, la commission de l'environnement du Parlement européen appelle tous les pays à contribuer aux efforts d'atténuation du réchauffement climatique. Selon les parlementaires, cet accord devra inclure des mesures pour une stratégie d'atténuation, d'adaptation et de mise en œuvre afin de pouvoir réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 50% d'ici 2050. Ils estiment que la conférence de Lima devra également convenir des obligations d'information afin de garantir que les contributions nationales soient quantifiables et comparables.