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Face à la « guerre économique », l’ANPP demande des « moyens de produire »

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« Dans un contexte d’économie de guerre et de guerre économique qui se profile », écrivent les Français de l’ANPP (Association nationale pommes poires), les Catalans d’Afrucat, les Italiens d’Assomela et les Portugais de l’ANP Pera Rocha dans un communiqué du 3 avril, « l’heure est à la production et nous y sommes prêts si l’Europe nous en laisse les moyens. » Ils demandent que les pommes et poires soient exemptées du règlement européen sur les emballages (PPWR) qui prévoit l’interdiction, d’ici le 1er janvier 2030, des emballages plastiques pour les fruits et légumes non-transformés en dessous de 1,5 kg. C’est aussi ce que prévoyait un décret français de 2023, en application de la loi Agec, annulé par le Conseil d’État en novembre 2024.

Contactée par Agra Presse, l’ANPP met en avant « la meilleure visibilité » des fruits emballés dans du plastique en comparaison du carton, et s’inquiète de la « possibilité laissée à chaque État » de prévoir des exemptions, ce qui compliquerait la circulation des produits. Bénédicte Kjaer Kahlat, juriste pour l’association Zero Waste France, estime à l’inverse que « cette interdiction, ce n’est pas grand-chose, c’est la généralisation d’une pratique qui prime déjà ». L’association a mené en décembre 2024 une « action de vérification » dans 34 enseignes de grande distribution en France : « Toutes proposaient des pommes en vrac et emballées, cela démontre que ces fruits peuvent très bien se passer d’emballage, en plastique ou tout autre matériau. »

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Sur les phytosanitaires, l’ANPP et ses homologues affirment que « la production européenne de pommes et de poires est à un tournant » ; « toute restriction supplémentaire, interdiction ou limitation aura des conséquences irréparables sur la production ». Ils demandent que « les décisions d’autorisation de mise sur le marché soient harmonisées au niveau européen », alors que « la possibilité donnée aux États de modifier des conditions d’usage entraîne des distorsions de concurrence » et « nuisent à la productivité ».

Ils veulent notamment être exemptés de l’interdiction européenne d’emballage plastique