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Anti-OGM Fauchages en série durant l’été

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Après un premier fauchage le 25 juillet d’une parcelle de maïs en Haute-Garonne, le collectif « des faucheurs volontaires », soutenu par la Confédération paysanne et notamment José Bové, a poursuivi ses actions de destruction de champs d’OGM le 14 août. Deux sites ont ainsi été retenus, le premier à Cournon d’Auvergne (Puy-de-Dôme) et le second près de Pithiviers dans le Loiret. Le gouvernement a condamné ces destructions.

Environ 200 militants anti-OGM étaient rassemblés le 14 août près de Pithiviers (Loiret) pour une une action d’arrachage de plants de maïs génétiquement modifiés à l’appel du « Collectif des faucheurs volontaires d’OGM ».

Parmi eux figuraient notamment les élus Verts Yves Contassot, adjoint au maire de Paris chargé de l’environnement, et Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France. Les manifestants jugeaient les OGM préjudiciables à l’environnement et à l’ « agriculture paysanne », voire à la santé humaine.

Les forces de l’ordre se sont positionnées au Cendre (Puy-de-Dôme), où des agriculteurs et des chercheurs pro-OGM entendaient empêcher le fauchage, annoncé par les opposants, d’une parcelle d’essais OGM. Les pro-OGM, des agriculteurs auvergnats et des chercheurs de la firme Biogemma, ont formé une chaîne humaine autour du champ d’essais de maïs transgénique.

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Dépôt de plainte

À la suite de cette destruction de l’essai au champ de Marsat, dans le Puy-de-Dôme, la société Biogemma, « seule entreprise européenne de recherche en biotechnologies végétales développée et financée par le monde agricole », a déposé plainte à la gendarmerie de Riom. Cette plainte vise non seulement les auteurs de ces actes mais aussi les organisateurs. La coopérative agricole Limagrain s’est associée à la plainte. Par ailleurs, « plusieurs agriculteurs présents sur la parcelle ayant fait l’objet de violence verbale et physique de la part des faucheurs ont décidé de porter plainte », souligne le communiqué.

« La recherche en danger »

Dans un communiqué commun, la CFS (Confédération française des semenciers), le Gnis (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) et l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) tirent la sonnette d’alarme suite aux nouveaux arrachages d’OGM par le collectif des faucheurs volontaires ». « L’avenir de la recherche agronomique en France est véritablement en danger », écrivent-ils dans un communiqué. « Il est primordial pour l’agriculture française que ces essais soient menés jusqu’à leur terme afin de vérifier les hypothèses émises en laboratoires et lors des expérimentations en serre ».

Condamnation du gouvernement

De leur côté, les ministres de l’Agriculture et de la Recherche ont « vivement déploré les destructions en groupes organisés de plants d’OGM expérimentaux mis en place dans différentes régions françaises, et les violences qui ont accompagné certaines d’entre elles », dans un communiqué commun du 18 août. Ils ont déclaré que « les dispositions du Code pénal relatives aux destructions en bandes organisées doivent être appliquées avec la plus grande rigueur ». La FNSEA a apporté le 18 août « son soutien aux agriculteurs et aux chercheurs ».