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Edito Fausse rentrée

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Pas de feuilleton de l’été pour nous tenir en haleine, ni raid ni OPA ni crise agricole. La canicule a fait plus de peur que de mal, boostant les ventes de boissons rafraîchissantes et de bière en juin et juillet – mais le mouvement inverse a bien dû se produire depuis ! Plus grave, l’eau a manqué plus que d’habitude à l’agriculture, ce qui va raréfier bien des récoltes et renchérir les fruits transformés, les salades de 4e gamme et les frites surgelées par exemple. Sans parler du jus d’orange qui s’envole à cause de la situation en Floride …

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En fait, on a rarement autant senti la torpeur estivale, l’horizon politique de l’agroalimentaire s’étant brutalement bouché avec l’échec sans doute définitif de l’OMC, tandis qu’à Bruxelles la Commission paraît sans impulsion sous cette présidence finlandaise qui court jusqu’en janvier. A Paris, la rentrée ne sent que trop déjà l’ambiance pré-présidentielles comme l’illustre l’appel aux futurs candidats (vrais ou faux) qu’invite ces jours-ci le Medef. Un scénario qui va se répéter en octobre dans les allées du SIAL : là aura lieu le grand show professionnel de l’industrie alimentaire que chacun se doit de préparer dès maintenant. Sans oublier qu’il sera précédé de peu des Assises de l’Ania, un nouveau coup de pouce qu’on espère utile à la visibilité du premier secteur industriel français.