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FCO : la FFCB lance un mouvement de non-collecte des petits veaux

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Le mouvement de non-collecte des petits veaux, engagé le 29 octobre 2018 à l’initiative de la FFCB (Fédération française des commerçants en bestiaux) en réaction aux coûts croissants induits par la FCO (fièvre catarrhale ovine), est « très suivi », a indiqué à Agra Presse le directeur de la FFCB, Sylvain Bleubar, au soir de la première journée de mobilisation. Par exemple, au marché de Saint-Laurent-de-Chamousset (Rhône), « 70 % de non-ventes » ont été constatées. Et, ajoute-t-il, « cette semaine, il n’y aura pas d’exportation de veaux de moins de deux semaines sur l’Espagne » (un marché d’environ 300 000 veaux par an).

« La réapparition de la FCO depuis 2015 tétanise les mouvements des animaux et handicape l’activité d’exportation, notamment vers l’Espagne, premier pays client pour le commerce de veaux français », explique la FFCB dans un communiqué du 25 octobre. « Alors que notre rôle de commerçants est de valoriser et de mettre en marché les animaux, il n’est pas concevable que nous devions mettre en conformité les bovins pour les rendre commercialisables vers l’Espagne […] Le nombre d’animaux testés positifs ne cesse d’augmenter (15 % d’animaux, à date) et les charges qui incombent aux négociants, également. »

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Pour sortir de la crise, la FFCB propose « la mise en place d’une vaccination généralisée progressivement à l’ensemble du cheptel français dans le but de favoriser les échanges avec l’Espagne ». Une vaccination qui « permettra également l’accès à tous les autres marchés d’exports (pays tiers et échanges intracommunautaires) pour toutes les catégories d’animaux ». Les négociants en bestiaux réclament aussi « la réalisation des tests PCR chez les éleveurs avant la sortie des animaux, en contrepartie d’une revalorisation du prix d’achat du veau de 10 €, si ces derniers ne répondent pas à la clause de vaccination ».

« Le nombre d’animaux testés positifs ne cesse d’augmenter »