Les ministres Annie Genevard (Agriculture) et Aurore Bergé (Égalité entre les femmes et les hommes) ont présenté, le 23 février au Salon de l’agriculture, le plan gouvernemental pour « favoriser la place des femmes en agriculture ». Parmi les mesures les plus marquantes : la création dès 2026 d’un mentorat dans l’enseignement agricole (« une agricultrice, une élève »). Un « réseau de mentorat entre femmes pour l’installation » sera aussi lancé en 2027, puis « déployé dans tous les départements d’ici fin 2028 ». Par ailleurs, les femmes en congé maternité auront accès au service de remplacement à des « horaires plus adaptés à leurs besoins », et ce « à partir de l’été 2027 ».
En élaboration depuis mars 2025, le plan compte 41 actions, réparties en six axes : communication, enseignement, accompagnement au quotidien, installation-transmission, statut et conditions de travail, instances de gouvernance. Sur ce dernier thème, il prévoit notamment d’instaurer la parité dans les « commissions administratives agricoles » (CSO au niveau national, CDOA et CDPenaf dans les départements). Le premier axe consiste à « rendre les femmes du monde agricole plus visibles », avec l’expérimentation d’un logo « Femmes agri » sur les produits fabriqués par des femmes et des portraits réalisés chaque mois par le ministère. Un des volets vise à améliorer le statut social, mais aussi les conditions de travail des femmes en agriculture. Il s’agit notamment d’inciter les constructeurs de matériel à adapter leurs machines, y compris au niveau européen. « Quand on évoque ce sujet au niveau européen, on vous regarde avec des yeux ronds ! », a lancé Annie Genevard. Plus largement, le plan accorde une grande part à la sensibilisation, qu’il s’agisse d’accès aux droits sociaux ou de lutte contre les stéréotypes.
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YG