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Fermeture de sucreries : des options sur la table pour maintenir l’activité

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Les discussions avec Südzucker se poursuivent, affirme la CGB (betteraviers) qui a présenté le 22 mars au groupe allemand des solutions de maintien des sucreries menacées de fermeture. Lors d’une rencontre avec le président de Südzucker, la CGB a défendu « les options expertisées pour pérenniser les deux sucreries concernées » à Cagny (Calvados) et Eppeville (Somme), selon un communiqué. « Aucun gage n’a été donné » par le groupe allemand « si ce n’est de poursuivre les discussions avec une nouvelle rencontre prévue dans quelques semaines. » Le président du syndicat Franck Sander a rappelé à cette occasion « la détermination des agriculteurs à conserver la capacité française de production de betterave et de sucre dans ces deux régions en se fondant sur l’excellence agricole de ces bassins ».

Le prochain rendez-vous entre les deux parties est fixé au 29 avril, indique Benoît Carton (CGB Calvados, Sarthe et Orne) pour qui ce délai de cinq semaines doit permettre de travailler sur des options de maintien de l’activité des sites. Il s’agit de « reprendre deux usines voire plus », selon lui : un projet consiste à racheter les quatre sucreries de la filiale Saint Louis Sucre.

Didier Guillaume s’est rendu le 27 mars à Cagny pour « échanger avec les représentants de la filière et expertiser les options pour maintenir une activité industrielle sur ce site », d’après le ministère de l’Agriculture. À cette occasion, il a montré « la volonté du gouvernement d’accompagner les parties prenantes dans leur projet de reprise et d’aboutir rapidement à un plan de compétitivité pour la filière betterave », annonce un communiqué de presse. Au côté de « plus de 500 » planteurs, salariés et élus du territoire venus manifester, le ministre a fait preuve de « sa détermination à faire respecter la réglementation à Saint-Louis-Sucre. Il serait totalement injuste et incompréhensible de s’opposer à un projet de reprise ».

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Saint-Louis Sucre a annoncé le 14 février la fermeture de deux de ses quatre sucreries en France en 2020. Selon les syndicats, en maintenant symboliquement une poignée d’employés sur les sites de Cagny et Eppeville, la maison-mère s’oppose au processus de reprise.

Südzucker prévoit la suppression de près de 130 postes sur les 723 que compte la branche française du premier groupe sucrier mondial, a annoncé Saint-Louis Sucre dans un communiqué le 2 avril. Plus précisément, 74 des 82 postes de la sucrerie de Cagny (Calvados) et 53 des 58 que compte le site de conditionnement de Marseille, seraient donc supprimés. La sucrerie d'Eppeville, dans la Somme, verrait en revanche 46 des 132 salariés du site maintenus, notamment pour le besoin des activités de déshydratation et de stockage, et les 76 autres salariés, affectés à la production, se verraient proposer un reclassement à "poste équivalent", dans le site voisin de Roye.

La procédure d'information et de consultation démarrera formellement lors d'un nouveau comité social d'entreprise (CSE) central, le 25 avril prochain, à Paris.

Saint Louis Sucre