La présence et l’exploitation de main d’œuvre enfantine dans la filière de production du cacao semble préoccuper le Parlement européen. Tout en acceptant de donner son feu vert à l’Accord international sur le cacao, signé en 2011, il a en effet profité pour y introduire une clause contre la maltraitance des enfants dans les exploitations de cacao. Sans toutefois exiger des mesures contraignantes comme par exemple la traçabilité des produits pour lesquels on aurait fait appel au travail des enfants ou un étiquetage qui garantirait le non-recours au travail d’enfants. Montrée du doigt pour son inertie devant ce fléau qui intéresse plus particulièrement l’Afrique de l’Ouest, l’industrie européenne, premier importateur et premier transformateur de cacao, tente de se dédouaner en rappelant les efforts qu’elle a entrepris pour améliorer la situation et en soulignant la nécessité de coordonner toutes les actions publiques et privées entreprises pour s’attaquer réellement au problème.
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