Quatre syndicats d’IGP (indications géographiques protégées) viennent à nouveau d’obtenir une autorisation de production, d’élaboration et de commercialisation de vins effervescents par les ministères de l’Agriculture et de l’Économie, indique le Journal officiel du 10 décembre. Il s’agit de Pays d’Oc, Comté Tolosan, Coteaux de l’Ain et Vin des Allobroges. Les quatre cahiers des charges correspondant à ces IGP avaient déjà été annulés à deux reprises par le Conseil d’État. La Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de crémants est prête à attaquer une nouvelle fois ces cahiers des charges, les jugeant trop flous dans la méthode d’élaboration et contestant l’antériorité revendiquée du savoir-faire, a-t-elle indiqué dès le lendemain, le 11 décembre. Elle souligne « l’immense étendue de certaines zones et la multiplicité des cépages autorisés », redoutant le « parasitisme » et le « détournement de notoriété ». Elle appelle à un débat entre l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité), les IGP et les élaborateurs de crémants. Pour elle, il faut tirer la qualité des effervescents vers le haut pour moins subir les assauts de la concurrence du Prosecco italien, qui progresse partout dans le monde.
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