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Fieldcoin, la blockchain au service du foncier agricole

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«Ramener les consommateurs à la terre». C’est l’objectif ambitieux de la start-up Fieldcoin, qui propose une plateforme numérique d’achat et vente de terres, basée sur la blockchain. L’idée : utiliser cette technologie, qui permet de simplifier des échanges, grâce à un dispositif de certification décentralisé, pour encourager les investissements dans les terres agricoles.
 
L’objectif est de répondre «aux besoins de liquidités des exploitants agricoles», qui ont besoin de « moderniser leurs infrastructures», indique Marc Couzic, président et fondateur de Fieldcoin. Pour trouver ces liquidités, les créateurs de la plateforme font le pari des petits investisseurs, «qui cherchent des valeurs monétaires refuge, sans pour autant penser à la terre agricole, actif le plus sous-estimé».
 
Comment relier ces investisseurs potentiels aux besoins de financement des agriculteurs? En «simplifiant les achats et ventes des terres agricoles», est convaincu Marc Couzic «Beaucoup de personnes, qui travaillent en ville, ne souhaitent pas acheter de terres, car il y a trop de rigidités, entre actes notariés et allers-retours à la campagne», ajoute-t-il.
 
Pour les encourager, Fieldcoin prend le pari de la blockchain, qui certifie rapidement et fluidifie les transactions. La plateforme promet par ailleurs d’impliquer les consommateurs dans le «processus de production» des terres qu’ils auront acheté. Un moyen de répondre, notamment, aux demandes sociétales liées à l’agriculture.

Pour éviter la volatilité de ces biens, la plateforme aura une stratégie de rachats/ventes contracycliques. «En général, lorsqu’on a des projets blockchains avec de vrais applications derrière, l’actif reste stable, en règle générale. Et notre solution se base l’actif le plus stable de ces cinquante dernières années: la terre», tempère toutefois Marc Couzic.
 
En échange de son service, la société prend une commission sur chaque vente, et une partie des dividendes reçus par le propriétaire. Créée en mai 2018, la plateforme a enregistré, pour le moment, les biens de 35 exploitants agricoles qui y ont intégré leurs terres. La première vente publique aura lieu en avril prochain, mais des préventes sont d’ores et déjà organisées entre le 4 et le 12 février. 
 
L’objectif des fondateurs de la plateforme est d’enregistrer, au bout de deux-trois ans, «5 à 10% des terres françaises» à ce réseau. Par la suite, les fondateurs de Fieldcoin souhaitent étendre leur service à l’Europe de l’ouest. La société devrait bientôt faire appel à des investisseurs, «pour ramener de la liquidité», pour le début du projet, précise Marc Couzic.

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Florian Cazères