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Fièvre charbonneuse : un bilan provisoire de l’Anses pointe les conditions climatiques

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Selon un bilan provisoire de l’Anses publié le 22 août sur la plateforme d’épidémiosurveillance Esa, le seul facteur commun entre la vingtaine de foyers de fièvre charbonneuse identifiés cet été dans les Hautes-Alpes, réside « dans les conditions climatiques très favorables à la remontée de spores de Bacillus anthracis (la bactérie responsable de la fièvre charbonneuse) et leur ingestion par les animaux ». Deux experts s’étaient rendus sur place le 27 juillet, « afin de mener des investigations épidémiologiques pour essayer de déterminer l’origine de la contamination et prévenir les risques de diffusion de l’infection ». Ils décrivent les conditions favorables suivantes : automne 2017 très sec, suivi de fortes précipitations au printemps 2018 puis une sécheresse précédant l’apparition des cas. Pour les experts dépêchés sur place, « aucun autre facteur commun n’a été mis en évidence susceptible d’expliquer l’ensemble des foyers. Il s’agit donc de plusieurs cas indépendants". L’Anses précise qu’il s’agit d’un bilan provisoire, « les lieux impactés étant pour certains d’entre eux des estives avec accès difficile aux animaux et une surveillance non régulière. » Pour l’agence, cet épisode « s’inscrit dans un schéma classique de réapparition de l’infection ». Et de rappeler qu’en France, des cas de fièvre charbonneuse sont ainsi régulièrement détectés (de 0 à 5 par an). Ce fut le cas récemment en Moselle en 2016, ou en Franche-Comté en 2008. Pour l’Anses, « la situation et la dynamique des cas ne sont pas prévisibles », même s’il est probable que les évolutions météorologiques devraient conduire désormais à « une diminution du nombre de nouveaux cas, comme cela a été observé dans les épisodes précédents ».

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