Demeter cherche à constituer un nouveau fonds de 200 millions d’euros dédié à « l’agritech, la foodtech et l’agroécologie », a appris Agra Presse le 1er mars auprès de l’ancien député Grégory Besson-Moreau, récemment intégré aux équipes de la société d’investissement française. Ce nouveau fonds doit être constitué « d’ici l’été ». Il visera des entreprises « un peu plus en amont » que le précédent fonds créé par Demeter. En 2018, la société avait lancé un fonds d’investissement intitulé Agrinnovation, doté de 100 millions d’euros, puis en 2022 le fonds Vitirev dédié à la viticulture, de 72 millions d’euros. Ce nouveau fonds s’adressera à des sociétés plus mûres qu’auparavant, précise Grégory Besson-Moreau, qui constate que les levées de fonds sont de taille de plus en plus importante en France. En 2020, la société Ynsect avait levé 372 millions d’euros.
L’association La Ferme digitale, forte de 90 start-up de l’Agritech, avait déjà souligné le 16 février une « très forte accélération » des levées de fonds en 2022, lui permettant de franchir le milliard d’euros en cumul depuis sept ans. Ses opérations de financement ont représenté 211,5 M€ l’an dernier. La Ferme digitale pèse ainsi la moitié des levées de fonds réalisées en France par quelque 180 start-up de l’Agritech, d’après ses chiffres. En volume, elle pèse moins d’un tiers en 2022 ; l’Agritech française a levé 700 M€ en 2022, selon Demeter et KPMG.
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Selon ces derniers, l’Agritech française peut viser à court terme un rythme annuel d’un milliard d’euros de levées de fonds. Pour ce faire, les deux groupes ont identifié plusieurs facteurs de réussite, présentés au Salon : augmenter le nombre d’entreprises « leaders », telles qu’Ynsect, pour donner de la visibilité à ce secteur auprès des fonds d’investissement, notamment étrangers ; elle invite également les grands groupes agroalimentaires français à être « plus actifs » ; et enfin se regrouper pour peser sur le cadre réglementaire.