La Commission européenne a publié, le 1er avril, une déclaration dans laquelle elle assure rester pleinement engagée à soutenir les ONG dans le cadre du programme LIFE pour l’environnement, dans le but « de garantir une société civile saine et dynamique, notamment en soutenant son fonctionnement et sa participation à l’élaboration des politiques ». La veille, une objection, portée par la droite et l’extrême droite au Parlement européen, s’opposant au financement d’ONG par LIFE a été rejetée de justesse (40 pour, 41 contre et 2 abstentions) lors d’un vote en commission de l’Environnement.
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Toutefois, Bruxelles admet que, dans certains cas, les programmes de travail soumis par les ONG ces dernières années « ont pu contenir des actions de plaidoyer visant certaines institutions ou élus spécifiques et des activités de lobbying indues ». Pour rassurer la droite, qui qualifie cette situation de "scandale", l’exécutif promet avoir pris des mesures pour prévenir de tels cas à l’avenir. Des orientations sur le type d’activités à exclure des financements de LIFE ont déjà été publiées. Et la Commission envisagera d’autres solutions, si nécessaire, suite à la publication de recommandations de la Cour des comptes européenne prévues le 7 avril.
Le groupe PPE s’est félicité de « cette reconnaissance du problème par la Commission ». « Certains fonctionnaires de la Commission ainsi que certaines ONG ont commis des fautes », a estimé Peter Liese, porte-parole du groupe PPE pour l’environnement, qui s’était entendu en amont avec l’exécutif. Selon lui, « il est encourageant que des mesures aient déjà été prises ». À l’inverse, les groupes politiques centristes et de gauche dénoncent une croisade contre les ONG environnementales avec la volonté de bâillonner la société civile.