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Produits de la mer/Label Findus s’engage en faveur de la « pêche responsable »

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Findus, en tant que leader européen du poisson, est décidé à donner l’exemple en matière d’environnement en privilégiant les produits pêchés dans le respect du renouvellement des espèces et de l’écosystème. Et il va le faire savoir aux consommateurs à travers une labellisation, sous le logo MSC, d’un nombre croissant de ses produits.

Face à l’épuisement des ressources des océans (77 % des stocks de poissons sont épuisés, surexploités ou à la limite), Findus a engagé depuis 2002 une politique volontariste de « pêche responsable » qui va au-delà du seul respect des réglementations. Celles-ci se révèlent d’ailleurs, selon Matthieu Lambeaux, directeur général de Findus France, bien insuffisantes, qu’il s’agisse de zonages ou de quotas, et sont souvent contournées, la pêche illégale pouvant atteindre jusqu’à 30 % des volumes dans certaines pêcheries. Aussi le groupe a travaillé en amont pour que la totalité de son approvisionnement entre désormais dans des critères scientifiquement établis de pêche responsable : une charte de 10 engagements a été élaborée que partage l’ensemble de ses partenaires de la filière. Aujourd’hui, il va plus loin, en confiant au cabinet Deloitte l’audit et le contrôle de ses fournisseurs sur la base de son cahier des charges, afin par exemple de n’accepter aucun approvisionnement des bateaux sous pavillon de complaisance.

Dix produits labellisés cette année

Par ailleurs, Findus suit l’exemple de son nouveau propriétaire, le fonds britannique Capvest, et veut en effet obtenir le seul écolabel existant au plan international en produits de la mer que délivre l’association Marine Stewardship Council (MSC). A l’instar de Young’s Seafood, autre filiale de CapVest, qui figure comme le premier acheteur au monde de produits certifiés MSC et dont les trois-quarts des produits pour le marché britannique sont labellisés, Findus va lancer cette année sous sa marque 10 produits étiquetés avec ce logo, en commençant par trois espèces : le premier est apposé dès ce mois-ci sur les bâtonnets de colin d’Alaska et sera suivi du cabillaud du Pacifique et du merlu blanc d’Afrique du Sud. Et l’entreprise s’engage à accompagner financièrement la première pêcherie française qui demandera à se faire certifier MSC.

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Bien que née il y a dix ans, l’association MSC n’a encore pu certifier que 22 pêcheries, mais le mouvement prend de l’ampleur à présent, une cinquantaine d’entre elles ayant entamé la démarche ; et 600 produits labellisés sont présents sur le marché représentant des ventes de 500 millions de dollars, soit 50 % de plus en un an. Dans ce processus, qui peu à peu va « transformer le marché », selon ses promoteurs, l’écolabellisation a gagné surtout le Royaume-Uni et les Etats-Unis, un peu l’Allemagne et la Suisse mais la France n’en est qu’aux tout débuts avec moins de 20 produits concernés.