L’Astredhor (institut technique) vient de publier la synthèse d’une étude sur le marché des fleurs comestibles qui souligne un intérêt différent selon le type de distribution. Aujourd'hui les fleurs comestibles sont considérées comme une niche par les distributeurs, même si les différents circuits ont un positionnement différent. Réalisée en 2024 par Neoma Conseil piloté par Astredhor Seine-Manche, en partenariat avec l'EPL de Coutances, l'étude vise à définir les clientèles et les circuits de vente possibles. Le marché semble prometteur : 46% des consommateurs sondés se disent potentiellement intéressés par le produit. L’intérêt est encore plus fort pour une offre en barquette (68%).
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Mais en face, la distribution est n'est pas toujours enthousiaste. « Certains magasins susceptibles de commercialiser des fleurs comestibles, tels que les grandes enseignes de jardineries et les grandes surfaces spécialisées, expriment une certaine réticence à cette idée » soulignent l’étude, au contraire des magasins bio ou des épiceries fines. «Une partie des commerçants préfèrent s'abstenir de se procurer ce type de produit qu’ils considèrent comme étant trop spécifique (besoin de faire connaitre le produit, respect de cahiers des charges stricts) ou qu’ils perçoivent comme peu rentable». La gestion des stocks peut également poser des difficultés et les distributeurs indiquent aussi la nécessaire sécurité de leur approvisionnement par une production régulière, tout en prenant compte de la saisonnalité. En revanche, la restauration reste une cible priviligiée pour les fleurs comestibles : seulement 16% d’entre eux ne les utilisent pas de fleurs comestibles dans leurs recettes et ne souhaitent pas en intégrer.