Selon un rapport récent de RaboResearch (une branche de la banque néerlandaise Rabobank), le fret maritime jouera un rôle plus important dans le transport des roses coupées du Kenya vers l’Europe. La voie maritime représente aujourd’hui 5 % des volumes et devrait atteindre les 19 % d’ici 2030. Ce changement serait motivé par les réglementations européennes en matière de durabilité, une plus grande attention de la filière à l’empreinte carbone, des économies de coûts et des progrès dans la gestion post-récolte. « Un transport fiable, stable et plus court – tant pour le fret terrestre que maritime – sera crucial pour que les volumes de roses coupées transportées par voie maritime prennent de l’ampleur. Jusqu’à présent, cela reste le principal obstacle à son adoption », souligne Lambert van Horen, analyste principal à RaboResearch. Cependant, ce développement sera aussi lié à l’évolution de la situation du transport maritime dans la mer Rouge, actuellement perturbé par les troubles dans la région. Le Kenya est le premier producteur de roses au monde. Elles représentent 80 % de ses exportations de fleurs. Sur le marché français, la rose kenyane a représenté 3,3 millions d’euros de ventes en 2020 (dernier chiffre disponible).
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